Patrimoine en Haut-Sornin
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Dictionnaire des lieux-dits en Haut Sornin (2/3)
par Mario Rossi

Deny (Pré-)

Propières

1825 : Pré Deny.

Situé entre Botton et Les Brûlées. Nom d'une ancienne famille de Propières dont un ancêtre Antoine Denis est cité en 1503 parmi les propriétaires qui doivent une redevance au seigneur de Propières Jean de Chandieu (Comby, p.75).

Voir Pré Deny.

 

Écharmaux (Aux-)

Propières

Lieu-dit cité dans le cadastre de 1825, au sud de Bois Botton, à proximité du col des Écharmeaux et de la commune de Belleroche où il se prolonge par le lieu-dit Les Petits Écharmeaux. Ce nom est bien sûr un rappel du nom du col voisin. Écharmaux, ou Écharmeaux, peut avoir deux origines différentes 1. Il s'agit soit d'un dérivé du latin carpinem, nom d'arbre qui a donné notre charme, 2. soit d'un dérivé du latin populaire calmis, d'origine préceltique, utilisé par les Néolithiques (4000-3000 avant J.C., dans notre région) pour nommer les hauteurs incultes et les plateaux dotés d'une pauvre végétation (taillis, broussailles ou surfaces herbues), visibles ou accessibles à partir de leurs habitats et qui servaient de pâturages. Étant donné d'une part le type de végétation de ce col dont le charme, qui vient sur les sols riches et évite les sols acides et les hauteurs, n'est pas l'arbre caractéristique, étant donné d'autre part l'aspect géographique et géologique de ce col et de sa région immédiate, on préférera la seconde origine calmis. D'autant plus que dans le franco-provençal du Rhône le nom du charme est  le charpe, comme le montrent les patronymes Charpin et Charpenet qui en sont dérivés,  ou plus couramment  le charne (Vurpas/Michel, p.141) : on a par exemple Le Charnay à Monsols  et Le Charne à Saint-Igny-de-Vers. On attendrait donc plutôt une forme telle que 'Echarnaux' ou 'Echarpaux'.

La forme primitive de Écharmaux devait être le dérivé les charmels, passé à les charmaus pour désigner peut-être des pâturages sur ces hauteurs incultes. A la suite d'une fausse coupure entre l‘article et le nom, qui est un phénomène fréquent, les charmaus a été compris l'écharmaus avec une partie de l'article agglutinée au nom ; plus tard on a vu dans l'écharmaus une faute grammaticale et on a rétabli un article pluriel, d'où les écharmaus, puis les écharmeaux dans la graphie moderne.

La différence de la première syllabe, chau- et char-, dans les deux noms de même origine Chaumont et Écharmeaux, provient dans Écharmeaux d'un phénomène phonétique propre au franco-provençal comme dans Arbuissonas.

Voir Chaumont.

Échères (Les -)

Propières

1825 : Échères. Lieu-dit situé sur la route qui conduit du bourg de Propières à la Croix d'Ajoux. L'ancienne forme était Léchères, dérivée du germanique lisca, la laîche, plante coupante des marais appelée « iris d'eau » (Vurpas.Michel, p.154) et dans le dialecte régional les reûtses. Les Léchères sont donc les lieux humides recouverts de laîches.

Écluses (Les -)

Propières

Voir Bois des Écluses.

Fabrique (La -)

Saint-Igny-de-Vers

Lieu-dit situé à l'extrémité méridionale de la commune avant d'arriver à La Chirette, non loin de Le Grand Moulin. Nom récent donné à l'usine de tissage construite sur le lieu-dit anciennement nommé "Les Tuileries", Les Tuyères dans le parler local.

Farge (La -)              [la fartse]

Propières

873 : Fabricas. 953 : Fargias. 1825 : La Farges.

Ce nom est issu du latin fabrica ou plutôt de son pluriel fabricas qui désignait des forges. Il est fort probable que ces forges aient été en activité dès l'époque gallo-romaine. La forme Farges, elle, date du X° siècle.

Farges doit donc son nom à la présence très ancienne de forges où l'on fondait et travaillait le fer et certainement d'autres métaux extraits des mines de Propières, tel le plomb argentifère. Généralement les farges étaient créées près d'une mine ; la mine de Propières, située entre La Chapelle et Les Bois, a été creusée à 1500 mètres environ au sud de La Farge.

Au sujet du château de La Farge et de ses seigneurs, voir Comby (pp.97-102).

Fonds Carrés (Les -)

Propières

Ce peut être le lieu où fut construite une maison forte ; car selon l'abbé Comby «les maisons fortes étaient de grosses fermes, dont les bâtiments étaient rangés en carré…et contenaient d'un côté les logements d'un fermier, et de l'autre côté le logement du seigneur » (p.48), et plus loin « La maison-forte était la maison d'une ferme ou domaine que l'on avait fortifiée. Cette maison formait un grand carré » (p.72). S'agissait-il d'une maison forte des seigneurs de Propières ? Peut-être. Les Fonds Carrés peuvent également désigner des fonds, c'est-à-dire des dépendances d'un domaine (terres, bois, etc.) dont les clôtures épousent la forme de carrés.

Forêt (La -)

Propières

Lieu-dit situé près de Saint-Igny-de-Vers, à l'ouest de la Madone de Verbin, près du lieu-dit Les Moules. Le mot forêt est un terme de droit médiéval dont la première mention date de 648 selon Chaume. Mais il n'a été diffusé qu'au IX° siècle, à l'époque carolingienne ; il désignait alors la forêt royale : c'était un grand bois de haute futaie réservé aux seigneurs pour la chasse. Par la suite certaines de ces forêts ont fait partie du domaine privé ; mais le roi s'en réservait toujours le contrôle. Les paysans n'avaient le droit d'y pénétrer ni pour le pâturage, ni pour le ramassage du bois. Dans les lieux-dits, le terme forêt désigne généralement un hameau où il n'y a plus trace de bois (ce qui n'est pas le cas ici) : il s'agit d'un témoin intéressant qui nous dit que dans le Haut Moyen Age et plus tard, il y avait là un bois réservé au maître ou seigneur. Le terme forêt, d'origine latine, n'appartient pas au dialecte proprement dit ; il n'est pas importé directement du français non plus où il désigne un bois de grande dimension ; c'est un mot entré dans les parlers locaux à partir du langage savant et juridique des maîtres, c'est-à-dire du monde féodal, dès le Haut Moyen Âge.

Foussot

Propières

Ce lieu-dit qui apparaît sur le cadastre de 1825 était situé entre Les Fonds Carrés et le 'village de La Molière' au niveau de la route D10 actuelle. Nom dérivé du latin fossa, la fosse, le fossé, construit avec un suffixe diminutif (=ot). Le Foussot désignait un petit vallon creux ou un petit canal ; ici le vallon creux qui longe l'ouest de la route actuelle.

Ce nom est à l'origine de Foussemagne qui désigne, à l'est de la Croix d'Ajoux, un grand (= magne) vallon creux (=fousse), le vallon creusé par le ruisseau L'Azergues. Ce Foussemagne a donné son nom à une famille de Propières dont le nom, Foussemagne ou Foucimagne, est cité en 1402 (Comby, p.74).

Foussemagne (En -)

Propières

Longe le ruisseau L'Azergues à l'est de la Croix d'Ajoux.

Voir Foussot.

Gardette (La -)

Propières

1825 : Lagardette.

La Gardette est un ancien pourpris ecclésiastique du XI° siècle. Les clercs généralement n'avaient ni le pouvoir ni la possibilité de protéger certains de leurs domaines. Ils se voyaient alors contraints de faire appel à la puissance du seigneur qui, en échange, levait des taxes sur les hommes de l'établissement ecclésiastique (Duby, p.221). Ce contrat était dit contrat de garde (du germanique wuarda), d'où les nombreux La Garde, dont l'un se trouve à Saint-Clément-de-Vers par exemple, et La Gardette qui est une Garde de petite dimension. Cette Garde pouvait être également la protection du château seigneurial par des vassaux.

« Beaucoup de gens vers 1500 portaient aussi le nom du village de La Gardette. Ainsi Jean de La Gardette afferme les dîmes en 1483 ; Mathieu de La Gardette les afferme en 1488. Michel de La Gardette habitait ce village en 1491, et il y avait de grands biens. Voilà déjà trois familles, certainement aisées, qui habitaient La Gardette avant l'an 1500. » (Comby, p.107).

Garnier (Village -)

Azolette

1825 : Prés Garnier.

Village Garnier est situé au sud-ouest d'Azolette. Ce village doit son nom à une famille Garnier dont il est fait mention en 1666 à Propières (Comby, p.210). Le nom Garnier dérive du nom d'homme germanique Warnerius, le gardien, attesté au IX° siècle.

Voir Gardette (La -).

Grand Moulin (Le -)          [gran molan]

Propières

Situé le long du Sornin entre Le Briday  et La Chirette. Le Grand Moulin apparaît sur le cadastre de 1825 et apparaissait également sur la carte de Cassini au XVIII° siècle. Pourtant sur cette carte il n'est pas indiqué comme moulin ; de même il existe un lieu-dit Le Grand Moulin sur le Botoret à Chauffailles, qui n'est pas davantage indiqué comme moulin sur la carte de Cassini ! C'est dire l'ancienneté de ces moulins. Le Grand Moulin ne conserve rien d'un moulin, mais il est situé sous un ancien bief alimenté par une retenue d'eau du Sornin, toute proche, et il est longé par un ruisseau affluent du Sornin. Il s'agit donc bien d'un ancien moulin à eau.

Les moulins à eau ne servaient pas tous à actionner les scieries, comme c'était le cas au Bois des Écluses ; cet ancien moulin était une meunerie. Ces moulins voient le jour au IX° siècle et se multiplient au XII° siècle sous l'autorité des seigneurs, en effet : « L'installation d'un moulin constituait…une entreprise délicate et coûteuse : l'aménagement des biefs, le transport, la taille, la mise en place des pierres meulières imposaient de lourds investissements et l'entretien des mécanismes d'entraînement nécessitait aussi des dépenses régulières. » (Duby, p.667). On comprend dès lors pourquoi ces moulins se sont développés dans les grands domaines ; ces moulins étaient à la disposition des exploitations paysannes moyennant le versement d'une redevance en nature ; ces redevances accroissaient fortement les recettes domaniales.

Les premiers moulins à eau sont des moulins à roue horizontale ; ils ne nécessitent pas une alimentation abondante en eau: un simple courant dans un bief alimenté par un ruisseau ou une réserve suffit à mettre en mouvement la meule (la moule) courante. Mais la farine produite est grossière. Se développent alors dès le XII° siècle des moulins à roue verticale munie de godets ou auges situés au-dessous du fil de l'eau qui agit par gravité ; cette roue motrice met en marche un arbre qui  transmet le mouvement à des engrenages agissant sur la meule tournante ; ce type de moulin permettait d'obtenir une farine fine et certaines meules une farine blanche. Ces moulins étaient dits moulins à blanc ou moulins blancs (Lachiver, p.1171). On peut penser que le Grand Moulin était un moulin évolué de ce type, d'où l'adjectif Grand ; mais il est également possible que l'adjectif Grand soit une interprétation tardive de blanc dans moulin blanc, devenu moulin grand, puis Grand Moulin.

Voir Bois des Écluses.

Grandes Terres

Azolette

Situées près du bourg d'Azolette sur le cadastre de 1825. Ce nom s'oppose aux Terres Longues que l'on rencontre fréquemment dans les lieux-dits. Les Terres Longues, Longes ou Longeagnes étaient des terres étroites et longues, dites laniérées, qui formaient des soles à l'époque où l'on pratiquait la jachère. A la fin de la pratique de la jachère, toutes ces Longes étaient réunies et formaient les Grandes Terres où l'on cultivait de façon extensive le même produit.

Grandes Verchères

Azolette

Situées près de Chatillon sur le cadastre de 1825. La Verchère, dont la forme dialectale exacte est la vertsire, est un mot d'origine gauloise qui désigne la terre qu'on retourne, une terre rendue à la culture par le labour; la vertsire, située à proximité de l'habitation, est une terre fertile, parce qu'elle reçoit la fumure des petits animaux de la ferme, où le paysan faisait venir les légumes difficiles : c'était une sorte de verger. Selon le droit germanique franc, la vertsire revenait de droit à l'épouse. Verchère est en fin de compte un terme local qui n'a pas d'équivalent en français. La Verchère est habituellement une terre de petite dimension. La forme Grande verchère avec l'adjonction de l'adjectif peut recevoir deux explications: 1. La précision Grandes Verchères pouvait faire allusion à des vergers appartenant à un seigneur ou à un riche propriétaire dont la taille pouvait étonner le petit paysan. 2.Les Grandes Verchères étaient peut-être des terres cultivées jadis par les Gaulois après les grands défrichements; ces vastes terres cultivées, les verchères, ont pu laisser leur nom à certains lieux-dits qui ont mérité plus tard le qualificatif qui les distingue.

Henrieux (Les -)

Propières

Les Henrieux, comme Les Andrés, Les Jolivets, etc., est le nom d'une famille. Ce nom, qui est une variante d'Henri, est d'origine germanique : il dérive de Henricus, attesté dès 776.

Voir Andrés (Les-).

Jolivets (Les -)         [chi joleve]

Propières

1825 : En Jolivet. Plusieurs membres de la famille Jolivet apparaissent parmi les habitants de Propières au XV° siècle. Ce nom est un diminutif de joli, avec le sens de joyeux ou amoureux. Joliver au XIII° siècle signifiait se divertir.

Voir Les Andrés.

Lapierre

Azolette

Lieu-dit situé au sud d'Azolette, à la limite de Belleroche ; il s'agit d'un nom de famille très fréquent (Belleroche, Saint-Igny-de-Vers, Monsols, etc.) ; ce patronyme dérive du nom d'un lieu pierreux alors nommé La Pierre.

Luisant

Propières

Ce lieu-dit apparaît sur le cadastre de 1825, à l'ouest du village Botton. Luisant est une interprétation erronée du patronyme Luizin ; Luizin est un diminutif de Louis et non, comme Luisant, un dérivé du verbe luire.

Selon l'abbé Comby (p.197) un Nicolas Luizin vit à Propières en 1463 ; plus tard en 1689 la famille Luizin laisse son nom à divers lieux de cette zone : on a alors une terre, un pré et des gourds Luizin.

Madone de Verbin

Propières, Saint-Clément-de-Vers

1825 : Verbain ; à Saint-Clément-de-Vers : Verbin. Sur le cadastre n'apparaît que le lieu-dit Verbain ou Verbin ; sur la carte de Cassini au XVIII° siècle n'apparaissent ni Verbin, ni la Madone de Verbin.

On trouve dans la région les lieux-dits Vers Bost (Saint-Bonnet-de-Cray) ainsi que Vertbois qui n'est qu'une réfection savante de Vers Bost. On rencontre également des formes telles que Verbunt dans lesquelles se sont croisées les prononciations dialectales bos, bou et beû pour 'bois'. Tous ces noms, ainsi que Verbin, sont formés de Vers, issu du latin versus qui indique la direction et d'un terme bin dérivé de bois. Verbin , Vers Bost, etc. signifient donc Vers le Bois.

La Madone de Verbin est une grotte avec une statue de la Vierge qui se veut une copie de la grotte de Lourdes. Ce lieu de piété est donc relativement récent. Les fidèles s'y rendent en pèlerinage le 15 août.

 

Magny (Le -)

Azolette

Cassini : Magnier ; 1825 : Domaine Magné.

Le nom Magny, est dérivé, comme Mesnil, de l'adjectif mansionile issu du verbe latin manere, demeurer ; cet adjectif devait désigner un terrain destiné à la construction d'une habitation rurale, c'est-à-dire d'un manse. Ce mot manse, lui-même dérivé de manere, demeurer, est resté dans nos parlers sous la forme meix ou mas. Le Magny et ses variantes, très fréquents dans les lieux-dits, peuvent remonter au XII° siècle.

Méry (Le -)               [chi meri]

Propières

Situé immédiatement au sud de Les Henrieux. On pourrait voir dans ce nom un ancien patronyme burgonde, Meris, l'Illustre, construit avec le suffixe d'occupation, d'origine gauloise, acum : Meri(s) + acum, le domaine de Meris => Méry. Le Méry aurait donc désigné le domaine de Meris.

On rencontre aussi ce nom de lieu-dit en Bourbonnais ; Marcel Bonin le fait remonter à mairie, qui, au Moyen Age, pouvait désigner, selon lui, une communauté d'exploitants d'un défrichement. La Mairie existe bien  avec cette signification…mais en Lorraine où au Moyen Age la mairie désignait un fief. Un seul inconvénient dans cette dernière interprétation serait le féminin devenu masculin, un changement de genre difficile à expliquer, alors que ce même mot mairie existe toujours au féminin avec le sens que l'on sait.

Molière (La -)          [la molire]

Propières

X° siècle : Molerias.

La Molière, comme La Mouille, la Mollerie, les Molinchères, sont des lieux-dits fréquents dérivés des mots dialectaux la moye, la mollire qui sont des mouillères, c'est-à-dire des lieux marécageux dans une terre ou dans un pré. Ce nom est à l'origine du patronyme Molière qui, à son tour, a servi à dénommer des lieux-dits. Il est intéressant de savoir que notre grand écrivain du XVII° siècle, Molière, de son vrai nom Jean Baptiste Poquelin, tire le surnom de Molière d'un lieu-dit La Molière, dans la région d'Oyé, dont était originaire un de ses acteurs.

Montimier

Azolette

Sur le cadastre de 1825.

Lieu-dit situé sur un sommet à 652m, entre le Village Garnier et Lapierre, près de Saint-Germain-la-Montagne. Après Mont-, nous avons une racine germanique d'origine burgonde himil, le ciel, qui apparaît généralement comme deuxième élément de composé;  c'est le cas ici. Himil, le ciel, est une belle métaphore pour désigner la montagne qui se dresse vers le ciel.


Mort (Le -)   [le mou]

Propières

1825 : Village Dumort.

L'appellation actuelle Le Mort est une réinterprétation du patronyme Dumort qui désignait ce village au siècle dernier. A la fin du XVI° siècle est mentionné à Propières un Claude Dumort, charpentier (Comby, p.110). On trouve encore trace de la famille Dumort au XIX° siècle. Aujourd'hui on a une famille Dumord à Poule-les-Écharmeaux et une trentaine en Rhône-Alpes. Le patronyme Dumort est- lui-même issu d'un lieu-dit Le Mort. Ces Le Mort, fréquents dans la toponymie, sont des équivalents des lieux-dits Les Justices et désignaient un gibet, lieu d'exécution  des condamnés dans les seigneuries dont le maître avait droit de haute justice à l'époque de la féodalité. Il n'est donc pas exclu que l'appellation actuelle du village Le Mort soit originelle, remonte loin dans le temps, et que la famille installée en ce lieu en ait pris le nom, d'où Du Mort, puis Dumort.

Moules (Les -)

Propières

Les Moules sont situés au nord-ouest de Ruère, au sein du lieu-dit La Forêt, à la frontière entre Azolette et Propières. Cette appellation désigne les moules de bois qui sont tout à fait à leur place dans La Forêt ; le moule, notion bien connue dans nos régions, est un tas de bois rectangulaire de 1m33 de côté qui équivaut à un peu plus de deux stères. Le moule dérive du latin modulum qui désignait la mesure.

Moulin Cochard

Propières

1825 : Moulin Cochard.

Moulin situé à l'ouest d'Azole, sur le ruisseau L'Oiselière. Il est porté comme moulin à eau au XVIII° siècle sur la carte de Cassini ; deux autres moulins apparaissent sur cette carte à Théodon, au-dessous du Grand Moulin.

Cochard était le nom du propriétaire : ce patronyme semble être apparenté à Cocherel, nom de personne qui désignait un marchand de coqs (Dauzat-Rostaing) : le cochard devait être alors un éleveur ou un marchand de coqs. Le patronyme Cochard se retrouve sous la graphie Cauchard à Belleroche ; il est très fréquent en Rhône-Alpes.

Voir Grand Moulin.

Murards (Les -)

Azolette

Les Murards est le nom d'une famille qui a habité ce lieu. Murard est apparenté à mur et désignait selon toute vraisemblance un maçon.

Voir Andrés (Les-) pour la signification du pluriel.

Nervet (Le -)

Propières

Lieu-dit situé près de Théodon. Le Nervet est un parent proche de Nervieux dans la Loire ; Nervet a peut-être la même origine que Nervieux (42). Selon une étymologie avancée par G.Taverdet (Les Noms de lieux de la Loire, p.35), puis reprise par AM.Vurpas et Cl.Michel (p.120), Nervieux, Nièvre, etc. dériveraient d'un mot gaulois *neboro qui désignait une prairie inondable au bord d'un cours d'eau. La situation de Le Nervet, près du confluent de trois cours d'eau tendrait à confirmer cette étymologie. Le Nervet étant un diminutif, il se serait donc agi d'une petite prairie inondable.

Voir Nivières.

Nivières (Les -)

Azolette

1825 : Domaine Nivière.

Nivière a la même origine que  Nervet, cette appellation devait alors désigner une large prairie inondable sur les bords du ruisseau L'Oiselière ; une large prairie car Nivière se termine par un suffixe ière très utilisé dans les lieux-dits pour qualifier une étendue, un ensemble ou un territoire : par exemple la Molière, l'étendue marécageuse, Propières, le territoire des Pourpris, etc.

Nivière est également un patronyme. L'appellation de 1825 Domaine Nivière et le pluriel actuel Les Nivières laissent supposer qu'une famille Nivière a habité ce lieu. Cette famille tire son nom d'un lieu-dit Nivière préexistant.

Voir Nervet (Le -).
 

 

dernière m.a.j. : 06.03.17